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Quelques exemples d'éléments mathématiques dans mes compositions |
Mes formats habituels Les valeurs utilisées forment une suite de Fibonacci (2) modifiée, pour correspondre le mieux possible à des dimensions pratiques exprimées en centimètres : 7, 12, 19, 31, 50, 81, 131, 212, 343 ... Peu de mes compositions échappent à la règle. Pour les toiles, toutefois, je me permets occasionnellement un châssis de 80x80cm au lieu du plus "orthodoxe" 81x81cm. (2) Dans une suite de Fibonacci, chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent La suite originelle commence par : 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144, 233, 377 .... |
Fibonacci dans la composition Dans l'accordéon, par exemple, une grille de 16 x 16 carrés reçoit des éléments de 5 couleurs différentes : rouge, bleu, jaune, blanc et noir. Chaque couleur est représentée par 5 éléments de tailles différentes. Le nombre de carrés occupés par chaque élément correspond à un membre d'une suite de Fibonacci modifiée: 3, 5, 8, 13 et 21. Chaque couleur couvre donc 3 + 5 + 8 + 13 + 21 =50 carrés. Les éléments de 21 carrés sont obligatoirement des personnages. Mais 5 (couleurs) x 50 (carrés) = 250. Les 6 carrés restants reçoivent un pavé de "texte". Une contrainte supplémentaire veut que deux éléments d'une même couleur ne se touchent pas. ![]() |
Contraintes pour les motifs utilisés dans mes toiles Comme dans les reliefs, la surface de la toile est une grille de carrés. Ainsi, mur 5 est une grille de 60 x 60 carrés. ![]() Les éléments pour le tracé du sujet sont les suivants et leurs rotations, ce qui donne 20 "pavés" autorisés : ![]() Voici par exemple comment est composé (dans une grille de 16 x 8 carrés) le personnage qui lève les bras dans la colonne de droite : ![]() |
Les caractères des "textes" Les simulacres de texte que j'introduis dans mes compositions n'ont aucune signification sémantique. Ils ne sont là que pour souligner l'aspect typographique de ma recherche. Là aussi, j'applique quelques contraintes, pour donner aux caractères une cohésion qui soutient l'illusion d'un texte. Voici comment sont formés ces caractères : D'abord, ils suivent une grille de 12 segments. Le tracé doit être continu et le caractère doit occuper toute la largeur et toute la hauteur de la grille. Quelques structures autorisées : ![]() Quelques structures interdites : ![]() Ensuite, deux segments perpendiculaires qui se touchent peuvent être promus en courbe. Ainsi, le premier caractère autorisé ci-dessus peut devenir : ![]() Si les angles formés sont trop serrés ou que la continuité de la figure est rompue, les arrondis ne sont pas autorisés : ![]() Toutefois, j'avoue que je transgresse plutôt souvent (pure étourderie) cette dernière règle. On trouvera par exemple dans mon œuvre ce genre de monstruosités : ![]() |